L’évolution des macarons

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Hier en discutant avec Monsieur Kiwipatate, il me conseillait de ne pas effacer mes « vieilles » photos de pâtisseries, celles du début, pour me rendre compte de ma progression  ! Ce qui tombe à pic, vu que je les ai conservées pour la plupart !

Du coup il m’a inspiré l’idée de cet article un peu « hors-série », vu que je ne vais pas réellement vous présenter une recette mais plutôt vous parler de l’évolution de mes macarons.

Cet article a pour objectif de montrer à ceux et celles qui ont un peu peur des macarons, qu’il ne faut pas se décourager même quand ça ne fonctionne pas comme ça devrait… mes tous premiers n’étaient pas particulièrement glorieux, et c’est seulement à force de persévérance qu’on finit par y arriver ! Et surtout, que tout le monde en est capable !

Je suis certaine que même les plus grands, les artistes, les rois, LES maîtres des macarons, ont aussi connu toutes sortes de galères !

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(Je m’excuse d’avance pour la qualité de certaines photos… mais il n’était pas prévu de vous les montrer !)

Sur la photo ci-dessus, il s’agit en réalité de mon deuxième essai de macarons, à la meringue française ! Pour les tous premiers, je ne les avais malheureusement pas pris en photos ! Mais pour vous faire une idée, ils étaient pareils à ceux ci-dessus, mais sans aucune collerette.

Les deuxièmes ont une mince collerette (sur certains) mais sont tout raplaplas ! Monsieur Kiwipatate les appelait « les princes fourrés »… et je ne lui donne pas tort car à y regarder de près, c’est un peu ça !

La toute première fois que j’ai voulu réaliser des macarons, c’est en surfant sur le site de Marina : Pure gourmandise ! C’est vraiment elle qui m’a donné envie d’essayer avec ses superbes macarons ! J’étais (et je le suis toujours d’ailleurs) en totale admiration devant chaque photo !

J’ai cru très naïvement que je réussirais aussi bien qu’elle ! En plus de ça, je n’avais pas choisi la recette la plus simple ! Je m’en souviens encore très bien même si il y a plus de 10 ans, jour pour jour, il s’agissait  : des macarons au nougat ! Et je peux vous dire que j’avais non seulement galéré avec les macarons… mais aussi avec la ganache au nougat !

A cette époque, je ne regardais pas de vidéos, je ne me renseignais pas particulièrement sur les recettes que je voulais faire, je me lançais simplement en suivant les instructions ! De plus, je n’avais alors que très peu de matériel… même pas de poche à douille ! J’avais alors dressé les macarons à la cuillère : bonjour la régularité !

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Les troisièmes ci-dessus (mais sans garniture sur la photo) viennent d’une recette piochée chez Recettes inratables ! J’avais suivi sa vidéo très attentivement pour comprendre ce qui n’allait pas… mais dans les faits, je n’avais toujours pas tout bien compris ! Notamment concernant le macaronnage, j’avais tellement peur qu’ils soient à nouveau tout raplaplas, que je n’avais tout bonnement pas macaronné assez longtemps !

Du coup les coques paraissent gonflées, mais en réalité la pâte était tout simplement trop compacte et ne s’est pas du tout étalée lors du dressage des macarons ! En plus de ça, j’avais réalisé une garniture à base de crème pâtissière (ma crème pâtissière habituelle à vrai dire) qui a humidifié mes coques, qui se sont toutes « disloquées » si je puis dire ça ainsi à cause de l’humidité qu’a rendue la crème !

J’avais tout de même décidé « d’investir » dans une poche à douille, parce que la cuillère ce n’est pas le top mais encore fallait-il apprendre à maîtriser le bestiau !

D’ailleurs en parlant matériel, j’allais presque oublier de vous parler d’un gros soucis que j’avais, lors de ces premiers macarons, et qui était vraiment pénible : c’était le tamisage du tant pour tant !! J’utilisais alors un chinois au maillage très serré et je n’avais pas encore de robot mixeur !

Je tamisais durant plusieurs heures (je n’ose même pas vous dire le temps exact que ça prenait, vous ne me croiriez pas !) et la poudre d’amande ne voulait pas passer et à force, les amandes chauffaient et libéraient leurs huiles… résultat : ça collait au chinois et j’étais obligée de transvaser ma poudre d’amande dans un récipient et de nettoyer le tamis pour « ôter » le gras des amandes !

C’était toute une histoire ce tamisage… et j’avais une perte considérable, car même en persévérant, ça ne voulait pas passer ! Donc j’étais contrainte de faire l’appoint avec de la nouvelle poudre d’amande, sans savoir si le tant pour tant était toujours respecté (à savoir, si la quantité de sucre glace – poudre d’amande était la même… ce dont je doute fortement !)macaronsart3
Peu de temps après, je réitérais l’expérience avec une version de coques au chocolat (toujours en suivant la recette de chez Inratable) et une garniture de crème de marrons (très bonne, soi-dit en passant) et j’obtins mes premiers macarons à peu près corrects ! Même si on voit qu’une fois encore, ils manquent de macaronnage… mais j’avais enfin une collerette plutôt sympa !

Sur la troisième image, j’essayais pour la première fois la recette de Christophe Felder avec ses macarons au chocolat ! Sur le coup, j’étais super contente surtout que c’était aussi la première fois que je testais les macarons dans mon nouveau four.

Mais avec le recul, je ne les trouve pas très beaux, la collerette n’est pas top et les coques manquent de régularité… et comble de tout : ils sont trop cuits ! Pour ma défense, je ne maîtrisais pas encore très bien mon four (ce qui est encore un peu le cas aujourd’hui… mais pas pour les macarons !) et j’avais cuit à trop forte température et surtout : trop longtemps !

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Ayant reçu un thermosonde en cadeau, j’avais très envie de tester la meringue italienne, et c’est ce que je fis en réalisant ces macarons à la pistache ! Pareil que pour les premiers macarons : manque de macaronage car les coques sont trop gonflées, et le tant pour tant n’a pas bien été tamisé, on se rend compte de petites aspérités sur toute la surface !

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Il me restait en fait un gros problème à maîtriser : le fameux macaronnage ! Car quand vous farfouillez un peu sur le net, beaucoup vous diront, que c’est une question d’habitude et qu’on finit par savoir quand il faut s’arrêter… OUI mais quand même, je me demandais quand est-ce que je saurais !!

Il a fallu que je surmonte ma peur, celle de trop macaronner (liée aux tous premiers essais bien raplaplas) et je me suis lancée ! Tant que ma pâte restait « accrochée » à la maryse, je continuais… et j’ai enfin compris qu’il fallait uniquement s’arrêter quand la pâte commençait à retomber en rubans !

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Quand je regarde ces deux photos, je me dis que j’ai quand même fait du chemin ! Pourtant au départ, suite aux tous premiers résultats, j’étais loin de m’imaginer pouvoir les réussir un jour ! Alors oui c’est vrai que ces petits biscuits se méritent, c’est vrai qu’ils sont très exigeants, qu’ils demandent patience, rigueur, technique et amour de la pâtisserie !

Mais ne baissez jamais les bras, quand on veut on peut !

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5 réflexions sur “L’évolution des macarons

  1. Et beh … si ça ce n’est pas de la persévérance, je ne sais pas ce que c’est ! 😀

    Merci pour cet article que je vais garder soigneusement dans mes favoris pour le jour où je me lancerai !

    Bon dimanche ma Kiwipatate ! 🙂

    Bisous doux à tous les deux ❤

    Aimé par 1 personne

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